Modernité et socialisme

Pour un véritable avenir avec une gauche socialiste moderne, ambitieuse, réformée et concrétiseuse d'espoirs !

06 juin 2008

A LA TRAPPE ?

Les 35 heures reste un débat politique toujours ouvert !

Les « 35 heures » ont passé hier le cap du dixième anniversaire de la loi dite d'orientation du 19 mai 1998, est celui d'une réussite incontestable.

Leurs avocats parlent d'une grande conquête sociale, d’autres considérant que cette conquête sociale a été ruineuse pour notre économie appuient leur argumentaire sur le fait que le coût de cette réforme a été absorbé par les entreprises au prix d'une productivité accrue et d'une stagnation des salaires.

Hier, une nouvelle fois, le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian s'est prononcé en faveur de la suppression de la durée légale hebdomadaire du travail, qui selon lui devrait de nature contractuelle se négocier entreprise par entreprise.

Cette déclaration ne peut être prise à la légère : en janvier, le chef de l'Etat avait lui-même évoqué la « fin » des 35 heures et François Fillon a redit, le 6 mai, vouloir sortir de leur « carcan ».

Fait nouveau et troublant, la valse musette de l’hypocrisie sur ce sujet a été réorchestrée en toute hâte sur un nouveau tempo : cette idée de projet a été démentie quelques heures plus tard par Xavier Bertrand, ministre du Travail et... secrétaire général du même parti, puis par Nicolas Sarkozy lui-même !

Imaginer la suppression de la durée légale n'est pas réaliste ! La disparition de toute référence collective constituerait une rupture avec l'histoire sociale de la France.

Les 35 heures et les « RTT » sont désormais trop ancrées dans l'esprit collectif pour qu'il soit possible de les supprimer purement et simplement, et majoritairement les entreprises n'ont ni les moyens ni l'envie de s’engager dans une démarche de retour en arrière.

La seule solution serait, selon certains, d'en rester à la promotion de la valeur travail et de son levier le plus efficace, le principe du « travailler plus pour gagner plus ». Sauf que cette voie, n’en déplaise à nos gouvernants et leurs amis n’est pas à la portée de toutes les entreprises, notamment des plus nombreuses : les petites, les artisanales.

L'accord conclu entre le patronat et les syndicats (y compris la CGT), sur la représentativité prévoit que des compromis signés selon les nouvelles règles de majorité pourront déroger aux dispositions habituelles sur les heures supplémentaires.

Ce nouveau pas, confirmerait-il réellement que l'opinion serait désormais prête à adopter le sur-mesure ?

Est-ce ce pas qui conduirait à la trappe des 35 heures ?

P. GRIMAUD NOW

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Allons nous rester les bras croisés ?

La virginité d'une femme ne doit pas être une qualité essentielle

La décision du TGI de Lille annulant un mariage pour défaut de virginité de l'épouse est proprement scandaleuse.

Certes, elle s'appuie sur l'article 180 du Code Civil sur les « erreurs de la personnalité du conjoint » et cet article est dans notre droit. Mais, ma révolte provient du fait de l'interprétation de cet article, le juge retenant la virginité comme qualité essentielle de la personne.

Etre vierge pour une femme n'est pas une qualité essentielle pas plus que pour un homme d'ailleurs. C'est à mon avis ouvrir une brèche dangereuse dans ce qui fait la personne humaine, ou du moins ce que la justice peut considérer comme faisant la personne humaine.

A l'heure où l'on assiste à un retour en arrière orchestré par certains fondamentalistes, il est temps pour le législateur de fixer les limites  pour garantir les  libertés fondamentales et les droits de la personne humaine dans tous les domaines, pour que de telles failles ne puissent apparaître.

Martine Roure

Vice Présidente du Parlement Européen   

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1er JUIN

« Le 1er juin, pourquoi j’y serai » par Bariza Khiari, Sénatrice de Paris, Membre du Bureau national :

« La journée du 1er juin rassemblera des socialistes animés d’une même conception exigeante de notre Parti. A mes yeux, le PS doit rester porteur d’une ambition de transformation sociale, et ne doit en aucun cas devenir un instrument au service d’une ambition personnelle. Parce que l’attente dans le pays n’a jamais été aussi  grande, nous avons aujourd’hui l’impérieuse obligation de nous rassembler pour proposer une alternative politique crédible et authentiquement de gauche.

Face aux attaques répétées contre notre modèle social et notre tradition républicaine, il est de notre devoir de reconstruire le plus grand parti de la gauche française, et de proposer un nouveau dessein pour notre pays. C’est notre ambition ; c’est pourquoi je souhaite que nous soyons nombreux à participer à ce travail pour construire ensemble l’avenir. »

Posté par pgnnow à 11:43 - ARTICLE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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