Modernité et socialisme

Pour un véritable avenir avec une gauche socialiste moderne, ambitieuse, réformée et concrétiseuse d'espoirs !

07 janvier 2009

50/50 !

Dans une interview publiée hier dans Le Parisien, Laurent Fabius a déclaré: "Je souhaite que nous fassions du 50-50 : 50% de critiques et 50% de propositions". C'est dans cet esprit qu'il lance aujourd'hui le blog "50-50":

 Le blog que je commence aujourd’hui et que je m’efforcerai de tenir chaque semaine comportera une originalité: je l’ai intitulé 50-50. Il comportera en effet au total au moins 50% de positif pour 50% d’éventuels sujets critiques. On reproche souvent à l’opposition d’être négative: elle remplit son rôle lorsqu’elle critique, mais elle ne doit pas se limiter à cela. Un responsable d’Etat, une force de gouvernement doit savoir proposer autant que contester. Cette fonction là est plus difficile à exercer que celle-ci. Raison de plus pour que j’y apporte ma pierre.  

  Alors, 50-50: l’engagement est pris. Il commence à s’appliquer aujourd’hui.

Laurent Fabius

Retrouvez les deux premières contributions, "L'égoprésidence" et "Entrer au capital des banques" sur le blog 50-50: http://blogdelaurentfabius.wordpress..com/

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05 décembre 2008

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Discours de Lynda Belhadi (Hauts-de-Seine) durant le congrès de Reims

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26 novembre 2008

« Le Parti socialiste est de retour »

DISCOURS de MARTINE AUBRY à la MUTUALITE - Mardi 25 novembre 2008

Chers camarades, j’ai d’abord un seul mot à vous dire : merci.

Le second va immédiatement à Ségolène pour lui dire : on va, ensemble, gagner pour les Français, j’en suis convaincue.

C’est bien sûr avec à la fois beaucoup d’émotion et de gravité que je reçois la responsabilité que vous me confiez aujourd’hui en pensant d’abord aux femmes. Aux femmes qui se sont battues avant nous pour qu’existe une parité en politique : après que Ségolène ait été la première femme en France candidate à la présidence de la République, je suis fière au nom de toutes les femmes qui se sont battues d’être la première femme Première secrétaire du Parti socialiste.

Je voudrais dire aussi que je sens une responsabilité lourde, mais cette responsabilité lourde, je ne peux l’accepter que parce que vous êtes là vous les quelque 200 000 militants du Parti socialiste.
Cette responsabilité de premier secrétaire a été tenue par des hommes et des femmes éminents, François Mitterrand, Pierre Mauroy -que chacun comprendra que je salue particulièrement-, Lionel Jospin, Michel Rocard, Laurent Fabius, que je salue, Henri Emmanuelli aussi et bien sûr toi, François, à qui je pense tout particulièrement ce soir.

Je voudrais d’abord m’adresser aux militants. Aux militants parce que, dans ce congrès, jour après jour, soir après soir j’en ai rencontrés beaucoup, et que tous se sont battus pour ce qu’ils croient profondément, pour les valeurs du socialisme, pour la conviction qu’ils ont que ce qu’ils proposaient étaient les bonnes réponses pour les Français.
Je crois que nous avons su débattre et discuter à la hauteur de ce qu’est notre parti, un immense parti démocratique.
Alors, on peut rire, on peut se moquer de nos débats, de nos discussions mais j’ai envie de dire à la droite : riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le Parti socialiste est de retour dans les rues, et avec des propositions. Et uni.

Je voudrais dire à tous les militants : bravo pour ce travail. Je voudrais dire à Ségolène et à ses amis -dont je comprends aujourd’hui la réaction tout à fait naturelle - que nous avons tous défendu ce que nous croyons juste.
Je crois que si nous voulons changer ce parti, il faut d’abord que nous acceptions cela. Accepter que, dans un grand parti démocratique, nous puissions penser différemment en nous respectant et j’irai même plus loin, penser différemment en nous faisant confiance, en pensant que, en chacun d’entre nous, il n’y a qu’un seul souci, servir les Français et pour servir les Français, servir le Parti socialiste.
Si nous arrivons dans les jours, dans les mois qui viennent, à donner des signes concrets que cette unité du parti et de l’ensemble des militants est possible, ce congrès de Reims restera comme un congrès qui aura permis à notre parti, de changer profondément à un moment où le monde a changé et où les militants nous ont demandé de changer profondément et de nous renouveler.
Voilà un peu l’état d’esprit qui est le mien.

Les conditions dans lesquelles le vote a eu lieu et les résultats extrêmement serrés qui en découlent ne me donnent que des devoirs. Le premier devoir qui est le mien, c’est, si elle l’accepte, de rencontrer Ségolène. J’ai entendu, comme elle, ce que nous ont dit les militants à Reims et derrière les militants ce que nous ont dit les Français : « nous voulons retrouver la politique et la gauche, nous voulons un Parti socialiste qui nous défende alors que nous n’avons même plus le courage de nous battre car on a l’impression que nos voix ne sont plus entendues par les pouvoirs en place ». Oui, nous allons revenir avec les valeurs qui sont les nôtres, mais aussi avec les réponses d’aujourd’hui, ce qui nécessite beaucoup de travail. Puis, ils nous ont dit : « il faut renouveler profondément le Parti socialiste, ses pratiques, son fonctionnement ». Les voix qui se sont portées sur Ségolène comme d’ailleurs sur Benoît Hamon sont aussi des voix qui nous ont dit profondément que certains portaient plus que d’autres le renouvellement.
J’ai intégré cela depuis le premier vote des militants.

Notre prochain Conseil national sera sans doute fixé au samedi 6 décembre. Une ligne politique a été arrêtée avec une majorité lors du congrès, mais que, au-delà de cette ligne politique, ancrée à gauche, qui nous impose d’être sur tous les terrains pour défendre les Français, pour défendre les Français qui sont inquiets devant les licenciements qui arrivent, pour défendre les Français qui perdent en pouvoir d’achat, pour défendre les services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, pour être capable dès le week-end prochain d’être auprès de nos camarades des partis socialistes et socio démocrates européens pour changer l’Europe pour un autre monde, d’être capable effectivement d’être sur ce terrain-là et d’y travailler dans une ligne politique ancrée à gauche, il faudra aussi profondément nous renouveler.
Il faut véritablement que, dans les équipes que nous allons constituer, il y ait des changements profonds, il faut renverser la table : bien sûr de nouveaux visages, des hommes et des femmes de tous les territoires et de toutes les cultures aux couleurs de la France, une parité absolue dans toutes nos instances ; mais aussi il nous faut aussi renouveler nos attitudes, nos comportements, nous rouvrir sur la société, nous rouvrir vers des hommes et des femmes qui ont envie de construire un projet de gauche face à cette loi du plus fort que nous impose le libéralisme, face à cette puissance du financier par rapport à l’économie, face à ces inégalités qui s’accroissent dans notre pays et dans le monde.

Il faut faire appel à eux, il faut le dire, le Parti socialiste est à nouveau ouvert pour travailler avec vous, pour évidemment un projet porté aux Français, mais aussi porté aux Européens pour un autre monde.

Mon devoir dans les heures qui viennent, c’est de faire en sorte que, sur une ligne qui est celle que les militants ont choisi au congrès, nous soyons capables d’être unis dans un mode de fonctionnement que je vous proposerai, où les élus trouveront toute leur place. Car rien n’est plus étonnant aujourd’hui de voir combien les Français nous font confiance, là où nous sommes et parfois même nous plébiscitent dans nos villes, dans nos départements et dans nos régions et de dire que nous n’utilisons pas cette force extraordinaire des élus et des militants pour construire le projet de demain et là aussi il nous faudra changer nos pratiques.
Nous avons par ailleurs des députés et des sénateurs qui se battent sur le front contre les lois de Sarkozy et même contre les amendements qui arrivent nuitamment pour pousser la retraite à 70 ans. Ces coups-là, nous devons les préparer, il faut que nos parlementaires soient au sein du Parti, il faut que nous débattions avec les présidents des 2 groupes parlementaires, il faut que nous soyons unis pour combattre la droite, mais aussi pour contre-proposer car c’est aussi cela qu’attendent les Français.

Tous les jours on nous annonce un cadeau fiscal pour les plus riches, tous les jours nous apprenons un recul dans le domaine social, que ce soit à la Poste, dans l’audiovisuel, la retraite à 70 ans, le développement du contrat à durée déterminée… Dans nos collectivités locales nous avons à nous battre contre la restriction des crédits et surtout pour accompagner tous ceux qui vivent actuellement des licenciements ou qui vont en vivre.
Nous avons donc le devoir d’être ensemble par rapport à cette situation et de nous mettre au travail pour que, dans deux ans, nous soyons capables d’avoir le projet qui permettra à celui ou à celle qui alors sera choisi de représenter nos couleurs.

Je veux une équipe unie où toutes les sensibilités se sentent bien. L’équipe unie ne veut pas dire que l’on oublie ses fidélités, je ne demande à chacun non pas d’oublier ce qu’il est, ce à quoi il croit, la personne à laquelle il est attaché et c’est cela aussi la politique des liens d’affection, de fidélité qui se nouent, je demande à chacun de dire d’abord : nous sommes tous socialistes nous voulons porter en avant notre parti pour que les Français à nouveau aient l’espoir.

Nous avons une feuille de route collective, dès demain, à mettre en place : rassemblement, renouvellement profond, et travail.

Nous allons le faire ensemble pour incarner à nouveau l’espoir. Nous devons être à la hauteur. Je sais qu’il faudra beaucoup de courage et de ténacité mais je sais que chacun d’entre vous pensez actuellement aux militants et aux Français qui voient ce qui se passe depuis quelques jours dans notre parti et se lamentent.
C’est en pensant à eux et en pensant à tous les militants que je dis: rassemblons-nous, unissons-nous autour d’une ligne de gauche, celle que nous avons voulue lors de notre congrès, mais aussi autour d’un profond renouvellement qui fera que le Parti socialiste, si j’osais, s’appelle le nouveau Parti socialiste ; en tout cas qu’il garde l’essentiel, les valeurs de solidarité, d’égalité et de fraternité qu’il a toujours défendues.

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25 novembre 2008

SERENITE

Chers camarades,

Comme vous le savez et comme le prévoient les règles communes de fonctionnement de notre parti, nous participons depuis lundi matin à la commission de récolement des votes où sont représentées les deux candidates au Premier secrétariat du Parti socialiste et Benoît Hamon sous l'autorité de Daniel Vaillant, Bruno Leroux et Kader Arif.

Cette commission a pour but, comme après chaque vote interne de notre parti, de proposer la validation de l'ensemble des résultats des votes dans les fédérations départementales, corriger les erreurs avérées, étudier les recours et les dysfonctionnements éventuels.

C'est le travail que nous avons commencé avec grand sérieux lundi, qui a été continué par le secteur chargé des fédérations du parti dans la soirée et la nuit, et que nous allons poursuivre cet après-midi avec l'ensemble des membres de la commission.

Ce travail s'effectue dans un climat calme et serein, à l'image de l'état d'esprit des représentants de Martine Aubry. Nous avons déjà pris en compte un certain nombre de demandes, pour la plupart mineures.

Celles et ceux qui prennent aujourd'hui la responsabilité de jeter le doute sur le bon fonctionnement démocratique de notre parti jouent un jeu dangereux.

Nous n'acceptons pas et nous n'accepterons jamais que notre parti et surtout ses militants soit ainsi dénigrés sans fondement.

Pascale BOISTARD
Membre de la commission de récolement

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30 octobre 2008

Les secrets de la chute d'une icône

À la Une < Le Nouvel Observateur

Les secrets de la chute d'une icône

Une fois de plus, le président de la République a volé à son secours en recevant les magistrats en colère à l'Elysée, mais, dans les couloirs du Château, on ne cache pas que l'ère de la haute protection présidentielle est révolue. Si la pasionaria...

www.nouvelobs.com

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24 octobre 2008

Revue de presse

Forum Radio J- L'express

Le dimanche 26 octobre à 14h, Laurent Fabius sera l'invité du Forum Radio J - L'Express. La discussion sera animée par Frédéric Haziza.

France 3

Le dimanche 26 octobre à 22h40, Laurent Fabius répondra aux questions de Francis Letellier au Soir 3.

Toute l’actualité de Laurent Fabius sur www.laurent-fabius.net

FONCTION PUBLIQUE

Colère des fonctionnaires après des propos de Sarkozy

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20081024.OBS7533/colere_des_fonctionnaires_apres_des_propos_de_sarkozy.html

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Pétition et débats

Ah, le combat est hélas loin d'être terminé !

1° Une pétition à signer, le sujet ne pourra vous laisser indifférents !

Je refuse les « statistiques ethniques »...

http://www.fichepasmonpote.com/

2° Des débats à suivre.

connectez vous directement : www.lafranceestennous.com

Le 28 octobre : Venez débattre sur « Barack Obama, un modèle pour les minorités dites visibles en France ? »

Le 12 novembre : Participez au colloque organisé par l'IRIS : Diversité et Rayonnement de la France 

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15 octobre 2008

Cambadélis croit l’unité des socialistes possible

Crise financière: Cambadélis croit l’unité des socialistes possible"(AFP)
Le député PS Jean-Christophe Cambadélis a estimé vendredi sur BFM que les socialistes pouvaient “se mettre rapidement d’accord” pour “parler d’une même voix” sur les solutions à apporter à la crise financière et boursière. Lire la suite

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28 août 2008

LETTRE OUVERTE A TOUS LE SOCIALISTES

Situation ubuesque dans les Alpes Maritimes !

Lettre_ouverte___Fran_ois_et___tous_les_socialistes_26_08_08

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26 juin 2008

Directive RETOURS - Explication

Après le vote, cette semaine sur la Directive Retour, Martine ROURE, socialiste, Vice Présidente du Parlement Européen souhaite vous donner une explication claire sur ses choix, comme elle le fait toujours.

« J’ai pris la décision, appuyée par mes camarades et les associations, de déposer des amendements pour changer la Directive sur les valeurs fondamentales pour nous en tant que socialistes. En effet, l'adoption de ces amendements aurait mis en échec le texte que les Etats membres nous imposaient par un chantage inacceptable "c'est à prendre ou à laisser". Cela aurait permis au Parlement européen de faire usage des pouvoirs législatifs qui sont les siens dans le cadre d'une codécision afin de faire respecter les droits fondamentaux. Les socialistes européens ont ainsi souhaité :

garantir la protection des enfants en assurant que leur intérêt supérieur était la première considération de toute décision, interdire l’enfermement des mineurs non accompagnés dans les centres de rétention, et permettre l'accès à l'éducation et aux loisirs à tout moment;

interdire le retour des mineurs non accompagnés vers un pays qui n’était pas le leur, et permettre leur retour uniquement pour rejoindre un membre de leur famille ou un tuteur légal;

Eviter le bannissement;

Permettre aux personnes gravement malades de rester afin de recevoir un traitement approprié;

Raccourcir le temps maximum de rétention à trois mois. (Pourquoi trois mois ? Parce qu'il s'agissait de fixer une limite maximale de rétention dans toute l'Union européenne, que cela obligeait un grand nombre de pays européens à baisser leur temps de rétention et parce que c’était la seule possibilité d’avoir éventuellement une majorité).

Cela n’a malheureusement pas suffi et nous avons perdu car la majorité du Parlement européen est à droite. Le groupe socialiste européen et tous les socialistes français ont donc voté CONTRE cette Directive car aucun de nos amendements n'a trouvé de majorité. C’est par le vote final sur la résolution législative que les députés votent POUR ou CONTRE une directive.

Une partie des socialistes européens tout en votant tous nos amendements ne nous a pas suivis sur le vote final parce qu'elle pense que cette Directive pourrait légèrement améliorer la situation en Europe. J’ai essayé de leur prouver qu’ils avaient tort mais je n’ai pas été entendue car dans certains pays européens, la situation des personnes retenues et expulsées est épouvantable. 

Nous n’avons pas voté le rejet, afin de mettre en échec le texte que les Etats membres tentaient de nous imposer en le modifiant par l'adoption de nos amendements visant à établir le volet humain de cette Directive. Nous savions en effet que l'amendement de rejet n'avait aucune chance d'être adopté car la droite est majoritaire au Parlement Européen. Il était donc important de tenter de mettre en échec le texte lui-même. Les autres groupes politiques de gauche ont également soutenu nos amendements. 

Je reste à votre disposition pour toute autre explication. Croyez bien que je continuerai avec mes camarades à lutter pour éviter que des personnes qui ont fui la misère et le désespoir soient traitées comme des criminels, ce que nous considérons comme une abomination.

Bien à vous »

Martine Roure

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